L’univers de H.P. Lovecraft

Depuis très jeune, j’ai été fasciné par l’univers de cet auteur incontournable, et maintes soirées je me suis plongé dans ses mondes fantastiques, peuplés de montres indicibles et ineffables, mais qui semblaient malgré tout se matérialiser entre les lignes de cet auteur de génie. Ma jeunesse a été bercée par les bandes dessinées de Philippe Druillet, le magazine Métal Hurlant, et la science fiction en général… un cocktail idéal pour développer une imagination active.

Il y a quelques temps, j’ai eu l’occasion d’avoir l’intégral de Lovecraft en anglais, et c’est avec un grand plaisir que je m’y suis replongé. On pense parfois que l’on a tout lu d’un auteur, mais il reste toujours quelques surprises qui nous avaient échappées et d’autres que l’on avait oubliées. J’ai pu réentendre la musique d’Erich Zann, presque avec autant d’intensité que dans mon adolescence (ce qui est toujours bon signe), et réaliser que mes écrits favoris n’étaient plus ceux que je pensais (aujourd’hui ça serait plutôt « La Quête onirique de Kadath l’inconnue » et les autres histoires qui ont gravité autour de celle-ci. j’imagine que les années m’ont permis de mieux apprécier ces histoires.

Illustration de Philippe Druillet


Dans ces quelques 2.500 pages du recueil, quelque chose a éveillé une idée, celle qui m’a poussé à écrire L’apologie de la mort. Je serais bien en peine de vous dire quelle était cette chose, si c’était une phrase, un concept, ou même une image qui me serait venue, je n’en sais plus rien. Mais la lecture de ces œuvres complètes ont accompagné chaque soir, l’écriture de L’apologie de la mort, et certains soirs j’étais frappé par une phrase que je notais. Beaucoup de ces citations sont venues s’intégrer dans mon livre, comme si elles venaient illustrer les propos qui y étaient tenus et qu’elles accompagnaient chaque chapitre.

C’est ce qui pourrait sembler quelque peu étrange dans ce livre. J’avais même eu un instant l’inquiétude que cela soit excessif (et ça l’est certainement), mais mon éditrice m’ayant elle-même soutenu dans cette idée, les citations de Lovecraft sont restées et j’en suis ravi. Ce n’est pas que Lovecraft soit attaché à la mort, mais il a toujours eu la capacité de voir ce qui existait au-delà du voile de ce que l’on considère comme étant la réalité, cette réalité qu’il perçoit comme étant justement l’illusion. Il regarde au-delà de ce qui est visible et de ce qui parait être pour s’ouvrir à un monde infiniment plus grand et plus riche, certes parfois peuplés de terreurs, mais aussi de beautés incroyables.

2 Replies to “L’univers de H.P. Lovecraft”

  1. Ah Lovecraft. Combien de nuits blanches à lire sous les draps. Et à me faire peur… >

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